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samedi 29 octobre 2011
vendredi 28 octobre 2011
mercredi 26 octobre 2011
Wwooffing: Premier contact
Nous sommes à notre premier endroit de wwoofing (travail dans le domaine de l'agriculture (surtout biologique) en échange du gîte et du couvert). On travaille pour un jeune couple qui essaie de maintenir leur exploitation biologique à flot. Le travail est long, on cueille, on déterre différents légumes parfois inconnus (carottes, pommes de terre, tomates oranges, tomatilles, cerises de terre, patates douces, haricots, betteraves oranges, rouges, et la liste est encore longue mais qui ne se cueille à plus de 20cm de haut, pour le plus grand bonheur de nos dos). On aide aussi à la fabrication de produits maison (ketchup, et différentes préparations à base de légume). Cette aide consiste parfois à nettoyer et peler des tomates. Pour vous donner une idée des quantités, leur contenant n’est pas un saladier ni même un seau mais une baignoire. On prépare aussi des colis de légumes (200 par semaine), les produits pour le marché,...
Il a fait très beau la première semaine et les couleurs de l'automne commencent à apparaitre. Par contre la deuxième semaine, nous avons perdu 15 degrés en une nuit et le vent et la pluie sont maintenant de la partie.
La région est infestée de moustiques qui ne différencient ni le jour ni la nuit. Heureusement pour Régis, je suis un véritable aimant. Après deux jours, j’étais déjà dévorée tandis que Régis gardait sa peau de bébé. Après une petite étude du contenu de ma valise, je me suis composée une petite tenue de travail en multi-couche qui ne laisse que les mains et le visage accessible à ces insatiables compagnons.
Nous passons de bons moments ensemble mais nous sommes un peu déçus de ce wwoofing:
Normalement c'est environs 6h de travail/ 5 jours/semaine, on fait plus que régulièrement des journées de 9 à 12h et seulement le dimanche pour souffler. Normalement les repas sont pris en communs pour créer des échanges. Ici, nous devons aller faire nos courses et nos soupers que nous prenons à deux. On ne voit pas beaucoup les deux proprios qui nous donnent les consignes et partent travailler de leur côté.
De plus, les proprios sont un peu dans le rouge financièrement. Donc ils reportent au maximum les moments où nous pouvions faire les courses. Nous devons les payer et ils nous remboursent ensuite mais ils déduisent tout ce qui ne leur semble pas indispensable (biscuits, limonade, produit trop couteux...) Les courses sont un casse tête où nous essayons de limiter au maximum. Comme nous pensions être nourris, nous n'avions pas prévu beaucoup d'argent, et comme le remboursement des courses tarde à venir, ce n'est pas très confortable.
Heureusement pour compenser, ils nous donnent des produits « maison », relish (sauce aigre douce à base de cornichon) Ketchup maison, sirop d’érable... La présence de leurs deux enfants (William, 6 ans, et Victoria 4 ans qui adore nous aider) détend aussi l'atmosphère.
Malgré tout, nous passons de bons moments avec Sylvie (ça ne s'invente pas), leur employée. Elle arrive sur ses 50 ans, a des jumelles (dont une s'appelle Sophie), aime nous parler de son enfance au Québec, des choses à faire, à voir dans la région,... Heureusement qu'elle est là sinon on aurait complètement loupé le côté "rencontre" du wwoofing.
Autre originalité de l'endroit, l'eau de notre " appartement " est soufrée. Ce qui se traduit par une odeur d’œuf pourri assez forte (surtout dans l'eau chaude), et une texture « huileuse ». Je ne crois pas que ce soit le top point de vue santé mais c'est excellent pour la peau et les cheveux. Pour la boire, nous devons l'aromatiser ou la congeler au préalable. J'attends avec impatience une bonne douche où l'eau ne sent pas pire que moi après une journée de travail.
Ormstown est une charmante petite ville telle que l’on peu les voir dans les films américains. Des petites maisons en bois avec leur perron s’alignent entourée de leur jardin parfaitement net.
Des petites boutiques et des petits restaurants meublent la rue principale. Ils entretiennent ce caractère pittoresque du coin car le tourisme de passage y semble important à la belle saison.
Nous quittons Ormstown jeudi pour Montréal, où nous comptons bien nous offrir un bon resto pour fêter nos 3 ans (ça va nous changer des spaget bolo). Nous quitterons Montréal déjà samedi car nous avons trouvé un autre wwoofing dans les Laurentides (région plus montagneuse au nord de Montréal, où l'automne vaut le coup selon Sylvie). Dans ce cas ci, c'est une ferme socio-thérapeutique avec des résidents mentalement déficients adultes. Je vous tiendrai au courant.
lundi 3 octobre 2011
Montréal 2 –visite guidée
Les démarches se sont finalement bien passées. On part maintenant à la découverte de Montréal, pas trop vite quand même, on devra probablement repasser par ici, plus d’une fois pour des raisons administratives d’une part et géographiques d’autre part.
Notre impression est qu’il n’y a rien de particulier à voir à Montréal, mais plutôt toute une série de petits quartiers à découvrir. Pas énormément de photos donc, mais envie de juste flâner dans les rues.
Le quartier bobo est à 2’ de l’auberge, vraiment multiculturel, l’africain côtoie le portugais ou le polonais, le tout dans un ensemble plutôt cohérent. Les gens y sont particulièrement chauds ?accueillant ? Bavard ?... tu rentres dans un magasin pour acheter un vieux jeans, tu en ressors 30’ plus tard avec en poches, des choses à faire et à ne pas faire dans les 50km à la ronde (fonction des intérêts du marchand). En passant, ici « le paki » s’appelle « le dépanneur », mais devrait s’appeler « le viet », le Louis Delhaize s’appelle Jean Coutu (ca sonne beaucoup plus local quand même ;) .)
Le quartier du vieux port, au confluent du Saint-Laurent et d’un canal plus quelquonque possède un énorme silo à grain truffer de micro et d’écouteur. Apparemment, il y a moyen d’écouter l’écho de sa voix, via internet. Un peu plus loin, un rassemblement de vieux gréements accueillent 3 bateaux et un concert de musique locale aux accents celtiques qui fait entre autres des reprises de soldat Louis. Il y a sans cesses des événements à Montréal, tout les 30m une banderole annonce une sortie différente. On ratera d’un jour, un concert gratuit et en plein centre d’Arcade and fire.
Le quartier du vieux Montréal ou le quartier des boutiques à souvenirs tenues par des indiens (venu d’Inde). Ne manque pas de cadeau de plus ou moins bon gout dont de nombreux sont basés sur les ours et les caribous.
La rue du Mont-Royal et le boulevard du Saint-Laurent contienne toutes sortes de boutiques, mais pas de grande enseigne à répétition comme on a parfois l’impression de voir chez nous. Les commerces semblent moins formatés, on a même un peu de mal parfois à trouver ce qu’on cherche.
A l’auberge, les gens défilent et étonnement, mis à part un couple basque, un parisien et un français on a croisé principalement des belges : une dizaine de flamand en excursion et deux PVTiste wallons d’attaches liégeoises. Un québecquois de passage nous introduit un peu tous à la culture locale, nous fait découvrir 2-3 trucs, mais attention, surtout pas de planning : un truc prévu à 13h commencera à 17h et un verre groupé à 20h dans un endroit peu connu de Montréal se fera finalement sans lui.
En résumé, première semaine très agréable et pleine de perspectives pour l’avenir…
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