samedi 28 avril 2012

En attendant le beau temps...


Nous voilà de retour à Montréal pour préparer la visite de la famille de Sophie. Pour se faciliter la tâche, on leur réserve un dortoir complet et pour les déplacements ce sera location de voiture. Tout cela régler, on peut profiter de l’auberge pour se reposer de notre marathon à travers le Canada.

L’auberge, « chez Jean » où l’on reste est une auberge comme on voudrait en voir plus, le tarif à la nuit est unique, mais la chambre est sur mesure : en couple, on reçoit une chambre pour deux, à quatre un dortoir, et si tu es tout seul et que c’est bondé, tu as droit à un matelas dans le couloir. Le petit déjeuner est compris mais il n’y a pas de planning. Tu peux le prendre à 11h et quitter les lieux à 17 si ca t’arranges. Et l’ambiance est vraiment très conviviale, petit bémol, malgré leur côté un peu hippie, ils sont très (trop) à cheval sur la propreté et le bruit de l’aspirateur résonne tout l’après-midi (surtout quand on a la chambre sous la centrale d’aspiration). Mais, on s’y sent vraiment bien, un peu moins à l’hôtel, un peu plus chez des amis.

Avec l’arrivée de la (belle) famille, c’est aussi les premiers visages connus autre que celui de Sophie/Régis qui nous arrachent de notre bulle à deux, mais ca fait quand même plaisir de se rapprocher un peu de la réalité pour quelques jours.

Au cours de leur séjour, on fera la visite de Montréal agrémentée d’un pass musée et métro à volonté qu’on a bien rentabilisé (McCord/MAC/Biodôme/musée des sciences/Biosphère/Musée des Beaux-Arts, j’en oublie ?). Le tout ponctué d’halte gourmande régulière, peut-être un peu trop fast food à cause du temps passer dans les musées, on remettra la palme du meilleur rapport qualité prix au Thaï du Boulevard St-Laurent, entrée/plat/boissons pour 7,5$ pp (en plus d’être très bon). Le plat national remportera également un grand succès, avec trois visites à « la banquise » pour se faire des poutines à toutes les sauces.

Petite anecdote en passant, quelqu’un a fait remarquer un jour que le Canada vivait dix ans dans le passé. Et en fait, c’est vrai, même si 10 ans est peut-être gentil avec la réalité. Au Canada, on peut encore acheter des VHS et des disques compacts, les magasins à la mode sont des friperies où la veste d’aviateur en cuir est le top de la mode et les gens dans la rue sont simplement habillés comme dans les films des années 90.

Leur passage se suivra par un road trip jusque Québec. Le road trip commence comme il se terminera deux jours plus tard, par une amende pour excès de vitesse totalement injustifiée et un solde de 220$ et 3 points de permis, plus que ce que je n’ai jamais eu en Belgique.

Arrivé à Québec, c’est comme un retour en hiver, on à eu l’impression de perdre 10° en 300km, même pas plein nord… La vieille ville c’est très chouette, mais chère. Et à part le vieux quartier et le port, les carolos du groupe trouvaient la ville plus moche que Charleroi (pas vraiment à redire là dessus). La dernière soirée dans « la capitale » se passera aux voutes Napoléon, un bar à chanson local d’ambiance assez sympa, dommage que l’attrait du pourboire donne pousse les serveurs(euses) à un comportement légèrement harcelant.

De retour à Montréal, on échange les frères et sœurs par les cousines de Sophie, les plans se font et se défont et finalement se serra un road trip (Montréal-Ottawa-Kingston-Toronto-Niagara Falls), encore un petit musée pour la route, le musée des civilisations d’Ottawa vaut franchement le détour, par contre Kingston moins. Le tout s’achèvera à Chinatown dans une auberge des plus approximatives, tout l’opposé dans tout les sens du terme  à chez Jean. Elle nous servira de base pour notre visite des chutes du Niagara.

Malgré l’idée qui circule, les chutes tant qu’à être dans la région valent la peine d’être vue. Et la ville de Niagara elle-même à un côté village kermesse assez amusant. Toutefois, une demi-journée suffit largement pour la visite.

A Toronto, Etant dans le quartier chinois, c’est un nouvel enchaînement de resto asiatique pas cher qui s’annonce. Mais finalement, ce sera le resto de trop, en voulant faire très local dans un resto où la viande pend en vitrine, on saturera d’un coup.

Vient finalement le départ des filles qui nous laisse à Toronto avant de visiter Québec et rentrer en Belgique. Nous, on restera malgré tout à Chinatown et on visitera tranquillement la ville. La tour CN de 530m de haut, qu’on regardera d’en bas vu le prix de l’ascenseur, autre bâtiment record battu par une ville de l’orient, le quartier universitaire très Brittish, Kensington market très hippie, et Toronto Island.

Toronto Island est un exemple flagrant du mois d’avril au Canada. Malgré qu’il fasse beau, ensoleillé et peu venteux sans être torride, l’île est pratiquement vide à cause « du temps ».  Toutes les attractions plein air du Canada sont fermées jusque mai. On peut comprendre que l’hiver a été clément cette année (même si la météo est dans les normales saisonnières), mais il faut admettre qu’ils y mettent énormément de mauvaises volontés. La légende du canadien qui n’a pas peur du froid est largement surfaite.

Enfin, nous revoila dans le bus pour Montréal, pour repasser quelques jour chez Jean avant de se lancer dans la boucle Halifax, Cap Breton, Ile du Prince Edouard…