Nous voilà
de retour à Montréal pour préparer la visite de la famille de Sophie. Pour se
faciliter la tâche, on leur réserve un dortoir complet et pour les déplacements
ce sera location de voiture. Tout cela régler, on peut profiter de l’auberge
pour se reposer de notre marathon à travers le Canada.
L’auberge,
« chez Jean » où l’on reste est une auberge comme on voudrait en voir
plus, le tarif à la nuit est unique, mais la chambre est sur mesure : en
couple, on reçoit une chambre pour deux, à quatre un dortoir, et si tu es tout
seul et que c’est bondé, tu as droit à un matelas dans le couloir. Le petit
déjeuner est compris mais il n’y a pas de planning. Tu peux le prendre à 11h et
quitter les lieux à 17 si ca t’arranges. Et l’ambiance est vraiment très conviviale,
petit bémol, malgré leur côté un peu hippie, ils sont très (trop) à cheval sur
la propreté et le bruit de l’aspirateur résonne tout l’après-midi (surtout
quand on a la chambre sous la centrale d’aspiration). Mais, on s’y sent
vraiment bien, un peu moins à l’hôtel, un peu plus chez des amis.
Avec
l’arrivée de la (belle) famille, c’est aussi les premiers visages connus autre
que celui de Sophie/Régis qui nous arrachent de notre bulle à deux, mais ca
fait quand même plaisir de se rapprocher un peu de la réalité pour quelques
jours.
Au cours de
leur séjour, on fera la visite de Montréal agrémentée d’un pass musée et métro
à volonté qu’on a bien rentabilisé (McCord/MAC/Biodôme/musée des
sciences/Biosphère/Musée des Beaux-Arts, j’en oublie ?). Le tout ponctué
d’halte gourmande régulière, peut-être un peu trop fast food à cause du temps
passer dans les musées, on remettra la palme du meilleur rapport qualité prix
au Thaï du Boulevard St-Laurent, entrée/plat/boissons pour 7,5$ pp (en plus
d’être très bon). Le plat national remportera également un grand succès, avec
trois visites à « la banquise » pour se faire des poutines à toutes
les sauces.
Petite
anecdote en passant, quelqu’un a fait remarquer un jour que le Canada vivait
dix ans dans le passé. Et en fait, c’est vrai, même si 10 ans est peut-être
gentil avec la réalité. Au Canada, on peut encore acheter des VHS et des
disques compacts, les magasins à la mode sont des friperies où la veste
d’aviateur en cuir est le top de la mode et les gens dans la rue sont
simplement habillés comme dans les films des années 90.
Leur
passage se suivra par un road trip jusque Québec. Le road trip commence comme
il se terminera deux jours plus tard, par une amende pour excès de vitesse
totalement injustifiée et un solde de 220$ et 3 points de permis, plus que ce
que je n’ai jamais eu en Belgique.
Arrivé à
Québec, c’est comme un retour en hiver, on à eu l’impression de perdre 10° en
300km, même pas plein nord… La vieille ville c’est très chouette, mais chère.
Et à part le vieux quartier et le port, les carolos du groupe trouvaient la
ville plus moche que Charleroi (pas vraiment à redire là dessus). La dernière
soirée dans « la capitale » se passera aux voutes Napoléon, un bar à
chanson local d’ambiance assez sympa, dommage que l’attrait du pourboire donne
pousse les serveurs(euses) à un comportement légèrement harcelant.
De retour à
Montréal, on échange les frères et sœurs par les cousines de Sophie, les plans
se font et se défont et finalement se serra un road trip (Montréal-Ottawa-Kingston-Toronto-Niagara
Falls), encore un petit musée pour la route, le musée des civilisations
d’Ottawa vaut franchement le détour, par contre Kingston moins. Le tout
s’achèvera à Chinatown dans une auberge des plus approximatives, tout l’opposé
dans tout les sens du terme à chez Jean.
Elle nous servira de base pour notre visite des chutes du Niagara.
Malgré
l’idée qui circule, les chutes tant qu’à être dans la région valent la peine
d’être vue. Et la ville de Niagara elle-même à un côté village kermesse assez
amusant. Toutefois, une demi-journée suffit largement pour la visite.
A Toronto,
Etant dans le quartier chinois, c’est un nouvel enchaînement de resto asiatique
pas cher qui s’annonce. Mais finalement, ce sera le resto de trop, en voulant
faire très local dans un resto où la viande pend en vitrine, on saturera d’un
coup.
Vient
finalement le départ des filles qui nous laisse à Toronto avant de visiter
Québec et rentrer en Belgique. Nous, on restera malgré tout à Chinatown et on
visitera tranquillement la ville. La tour CN de 530m de haut, qu’on regardera
d’en bas vu le prix de l’ascenseur, autre bâtiment record battu par une ville
de l’orient, le quartier universitaire très Brittish, Kensington market très
hippie, et Toronto Island.
Toronto
Island est un exemple flagrant du mois d’avril au Canada. Malgré qu’il fasse
beau, ensoleillé et peu venteux sans être torride, l’île est pratiquement vide
à cause « du temps ». Toutes
les attractions plein air du Canada sont fermées jusque mai. On peut comprendre
que l’hiver a été clément cette année (même si la météo est dans les normales
saisonnières), mais il faut admettre qu’ils y mettent énormément de mauvaises
volontés. La légende du canadien qui n’a pas peur du froid est largement
surfaite.
Enfin, nous
revoila dans le bus pour Montréal, pour repasser quelques jour chez Jean avant
de se lancer dans la boucle Halifax, Cap Breton, Ile du Prince Edouard…