samedi 24 septembre 2011

Premiers jours au Canada – Montreal 1


Il faut 8h de bus pour faire New-York Montreal, mais le bus dispose d’une borne wifi et de prise électrique qui permettent de s’occuper. A la frontière, nous rencontrons nos premiers canadiens, mais pas vraiment l’élite. Nous fûmes les seuls membres du bus à devoir passer par l’immigration, là un employé plutôt zélé remarque après 20 minutes que notre assurance s’arrête en mai et ne veut/peut pas nous octroyer un visa au-delà de cette date. En attendant, il lit et relit nos passeport avec le plus grand dédain pour le bus remplis qui nous attend sur la route. Après 40 minutes, nous obtenons finalement nos visas, mais pour le Canada, je suis désormais Régis Lomba, né en Belgique mais de nationalité francaise. Nos plus plattes excuses aux autres passagers qui ne nous témoignent aucun agacement (ouf) et le bus repart.

Arrivée à Montreal de nuit, nous nous dirigeons directement vers l’auberge en traversant le quartier latin, la rue Saint-Denis et le plateau du Mont-Royal. L’ambiance de ces quartiers est vraiment chaleureuse et ne fait qu’aiguiser notre envie de visiter ce pays. Petite inquiétude, aucun distributeur ne veux donner de sous à ma visa.

L’auberge « chez Jean » est une maison de 3 étages, ce qui constitue en fait 3 appartements ici. On patiente un petit peu à la réception au 3ème,  curieux concepts, il y a des lits partout plus ou moins isolé de la salle commune.  Un Jean (pas celui du nom de l’auberge) arrive finalement et nous demande si on veut le van.
-          Vous n’auriez pas une chambre d’abord ? Et puis, on n’a pas coché l’option voiture ?
Non, le van, une vieille VW trainant sur des blocs en dessous d’un balcon de bois, sera notre chambre pour la semaine à venir, un rêve de Sophie : 2h au Canada et on a déjà trouver notre Magic Bus !

On commence par les formalités administratives :
-          La banque, on a un rendez-vous très vite et le seul truc à fournir, c’est un n° de teléphone.
-          Un n° de téléphone, après avoir essayer chez un vendeur de gsm qui ne vendait des cartes SIM que si on   achetait un cellulaire avec, on trouve finalement un fournisseur de carte SIM et un premier exemple de la convivialité canadienne, le vendeur nous conseille de s’adresser à la concurrence qui a des formules plus adaptées à notre cas (mais non, on veut juste un n° pour donner à la banque, et une carte prépayée)
-         Une case postale, ou une boite postale restante, pour avoir une adresse  ou faire suivre notre courrier dans l’année à venir. Le hic, c’est qu’il faut être domicilié au Canada pour avoir droit à sa boite et comme on n’a pas de boite, on ne peut pas avoir de boite…
-          Le numéro d’assistance social au Service Canada, le forem devrait prendre des cours ici. convivialité et efficacité, le tout dans un bâtiment qui ne sent pas la misère.

Et puis la recherche d’un boulot ou d’un wwoofing pour la suite, le compte en banque à bien sentit passer les premiers jours outre-Atlantique, une vingtaine de coup de fil nous confirme que la saison des pommes est bien commencée et que tout le monde est complet. Deux coups de téléphone chez des woofers et voilà, nous passerons 2 semaines à Ormstown (à 10km de Sainte-Barbe). Nous pouvons désormais visiter la ville et faire nos achats de matériels…

lundi 19 septembre 2011

New York 9/11

Arrivée sans problème à Chinatown, l’armée de terre et les services spéciaux sont bien présent, mais pas bien dérangeant. Une petite soupe aux nouilles chinoises dans un resto à touristes (= pas d’aquarium à poissons frais et menu sous-titrés en anglais) mais bon marché. Ensuite direction l’auberge de jeunesse pour repérer les lieux et déposer les sacs. A la sortie du métro de Brooklin, on n’est plus à Manhattan, c’est plutôt, Matonge, mais les gens ont l’air bienvaillant, les vieilles mamas en costumes du dimanche sourient aux passants, et un vieil original nous renseigne notre auberge sans qu’on lui demande. (Mais comment a-t-il su que nous étions des touristes).
Arrivés à l’auberge, entrée classique : « Hello, I’m Regis Lomba »… réponse plutôt inatendue :
-          Salut, vous connaissez les Nuls ?
Je vous présente Max, Dijonnais réceptionniste.

Retour sur Manhattan en métro. Le métro est génial ici, il tourne 24h sur 24, on n’attend jamais plus de 5 minutes et tout est à moins de 250m d’une bouche de métro. Puis soirée promenade en amoureux sur Greenwich village, Tribecca, Soho (et little Italy, je nous ai un peu perdu en fait). New York parait tout de suite plus petit dans ce quartier là, mais c’est probablement le quartier le plus agréable à vivre, on a même trouvé plusieurs magasins de fruits et légumes.

Arrivé à l’auberge, je recois un SMS : « demain 18h30, pont de Brooklin, côté Brooklin, Kets ». Suivi d’un mail  : « demain 18h30, pont de Brooklin, côté Brooklin, Quentin ». Je réponds ok à chacun, apparemment, le rdv au pub McGee entre Times Square et Central Park,endroit proposé 5 jours plus tôt ne les intéresse pas.

Deuxième jour à New York, visite du quartier de Wall Street, la statue de la liberté en bateau et Ellis Island,l’île de l’immigration(rien à voir avec Web Ellis). Suite à un attentat Croate en 1990, l’accès au bateau est définitivement précédé d’une fouille semblable à une fouille d’aéroport (mais l’aéroport avait déjà trouvé mon couteau de jungle, donc pas de problème). Rien de particulier, tour à touriste ou autres fanatiques de la liberté, pour la remarque, le passage plus intéressant sur Ellis island est boycotté par la plus grande part qui ne porte apparemment son intérêt que sur la statue.

18h30, on arrive sur le pont de Brooklin…
-          Vous êtes où ?
-          Ben au pub que t’as dit il y a 3 jours…
Merci les gars, il ne leur est pas venu à l’idée que nous respecterions la chronologie des messages et ils nous attendent bien gentiment au pub, de l’autre côté de Manhattan(20’ de marches et 20’ de métro). Enfin, on passe une bonne soirée qui commence dans ce pub dont l’histoire est liée à la série How I met Your mother. On poursuit dans un Jazz bar pour les 20 dernières minutes du concert (encore merci pour les cocktails), et on fini dans un bar étudiants au tarif nettement plus abordable (8$ la cruche).

Troisième jour, direction Central Park, le hall du MET, la facade du Gugenheim, et un peu lèche vitrine. Central Park, c’est grand, très grand et pas de problème pour se nourrir, il y a des petites cahuttes tous les 100m qui pratiquent la politique du « viens chez moi, tu auras beau courir, on vends tous la même chose au même prix » avec pour seul menu « hot dog » (mais nous on voulait pas ca). Fin d’après midi, on se redirige vers la ville, le cube Apple, le rockfeller center, Broadway, le magasin M&M’s et son merchandising absolu (tu es rond ou on peut coller un dessin de truc rond sur toi, tu es M&M’s), un ou deux magasins de souvenirs sans originalités, le Bubba Gump (magasin le plus drôle pour nous). Et repérage du départ des bus pour le lendemain midi.