mardi 6 décembre 2011

Des journées à The Pas


En résumé, l’annonce disait : cherche apprenti musher pour l’hiver, nourri, blanchi, logé. C’est donc à 2h du matin que Oggie nous accueille à la gare de The Pas avant de passer nous montrer ses chiens et enfin notre nouveau lieu de villégiature.

Tout cela va très vite et est un peu déstabilisant, les chiens dans la nuit ne ressemblent pas vraiment à de mignons petits huskies, et pour cause, de un ce n’en sont pas et de deux dans la lumière des phares on ne voit que son chien borgne nommé très à propos Psycho. La maison fait un peu peur également, la partie commune ressemble à un gros bric à brac rempli d’objet lié de près ou de loin aux chiens, pas de fauteuil, ni de coin plus ou moins associés à la détente. Une table pas vraiment prévue pour les repas et une cuisine et salle de bain propre, à priori. Le sol est couvert de vieux lino quand il y en a  sinon c’est directement de l’agglo. Mais une chambre avec un lit pour deux nous attend…

Au matin, on commence par faire les commissions : Oggie est bulgare et son déjeuner consiste en un yaourt d’origine balkanique qu’il laisse « respirer » avant de consommer, heureusement, il est conscient que personne n’aime ca.

Plus tard dans la journée, on part entrainer les chiens, on charge 20 chiens dans un camion pour les emmener sur le lieu d’entrainement, on les sort pour les attacher au camion, on leur pause un harnais,   puis on les attelle à un quad et on leur fait faire 6 miles. Il y a 40 chiens à entrainer, on ramène tout le monde aux terrains et on recommence.

Le soir, il faut nourrir les chiens, ca prend trois heures environ. En résumé, il faut rassembler 3 seau de viandes mise à décongelée la veille, 2 seau de croquette, 1 supplément vitaminé, du laxatif et 2 douzaines d’œufs. Au début, on mélangeait tout ces éléments sur le terrain. J’ai demandé pourquoi ?... On a fait ca à l’intérieur, bien au chaud, chez lui. Le lendemain, c’est plus cool, les chiens se reposent et donc nous aussi, il faut juste leur donner à boire et les nourrir. 

Le premier mois est ainsi très rythmé : un jour sur deux on entraine les chiens, et l’autre on se repose. Le programme de l’entrainement évolue selon les événements et les progrès des chiens. Nous passerons de 6 miles à 8, 10 et aujourd’hui 12 miles. Ensuite, les chiens casseront le quad, d’abord les freins et puis la boite de vitesse, ce qui nous fera passer aux doubles traineaux moi derrière comme élément de freinage. Puis une fois un peu d’expérience acquise, j’obtiendrai très vite mon propre attelage. La température joue aussi, s’il fait trop froid, il faut mettre de la pommade sur les pattes ou une couverture pour les plus frileux.

Sophie qui aime à garder ses distances face à l’hygiène des chiens à été très vite rassurée : « ils sont tous pleins de vers, garanti sur facture », mais on les vermifugeait le surlendemain. Et de toute façon, quand  après la promenade, ils sont tous relâchés, elle n’a pas eut trop le choix que de leur dire bonjour ;).  

Une chose qui nous paraissait vague dans l’annonce était l’utilité de ces chiens. On avait misé sur le tourisme, mais non leur but est la compétition  avec en ligne de mire les championnats du monde qui on lieu lors du festival du trappeur de The Pas. D’ailleurs, la découverte de l’existence de course réservée aux femmes devrait permettre à Sophie de se faire sa propre expérience et d’après Oggie, je serais même apte à lui donner ses leçons de traineaux.

Bon, on va en garder un peu pour la suite, mais dans les chapitres à venir, il devrait y avoir un reportage spécial sur Oggie, la ville de The Pas ses environs et ses activités, des anecdotes d’entrainement…
On a pris un peu de retard, mais bon…