Il faut 8h de bus pour faire New-York Montreal, mais le bus dispose d’une borne wifi et de prise électrique qui permettent de s’occuper. A la frontière, nous rencontrons nos premiers canadiens, mais pas vraiment l’élite. Nous fûmes les seuls membres du bus à devoir passer par l’immigration, là un employé plutôt zélé remarque après 20 minutes que notre assurance s’arrête en mai et ne veut/peut pas nous octroyer un visa au-delà de cette date. En attendant, il lit et relit nos passeport avec le plus grand dédain pour le bus remplis qui nous attend sur la route. Après 40 minutes, nous obtenons finalement nos visas, mais pour le Canada, je suis désormais Régis Lomba, né en Belgique mais de nationalité francaise. Nos plus plattes excuses aux autres passagers qui ne nous témoignent aucun agacement (ouf) et le bus repart.
Arrivée à Montreal de nuit, nous nous dirigeons directement vers l’auberge en traversant le quartier latin, la rue Saint-Denis et le plateau du Mont-Royal. L’ambiance de ces quartiers est vraiment chaleureuse et ne fait qu’aiguiser notre envie de visiter ce pays. Petite inquiétude, aucun distributeur ne veux donner de sous à ma visa.
L’auberge « chez Jean » est une maison de 3 étages, ce qui constitue en fait 3 appartements ici. On patiente un petit peu à la réception au 3ème, curieux concepts, il y a des lits partout plus ou moins isolé de la salle commune. Un Jean (pas celui du nom de l’auberge) arrive finalement et nous demande si on veut le van.
- Vous n’auriez pas une chambre d’abord ? Et puis, on n’a pas coché l’option voiture ?
Non, le van, une vieille VW trainant sur des blocs en dessous d’un balcon de bois, sera notre chambre pour la semaine à venir, un rêve de Sophie : 2h au Canada et on a déjà trouver notre Magic Bus !
On commence par les formalités administratives :
- La banque, on a un rendez-vous très vite et le seul truc à fournir, c’est un n° de teléphone.
- Un n° de téléphone, après avoir essayer chez un vendeur de gsm qui ne vendait des cartes SIM que si on achetait un cellulaire avec, on trouve finalement un fournisseur de carte SIM et un premier exemple de la convivialité canadienne, le vendeur nous conseille de s’adresser à la concurrence qui a des formules plus adaptées à notre cas (mais non, on veut juste un n° pour donner à la banque, et une carte prépayée)
- Une case postale, ou une boite postale restante, pour avoir une adresse ou faire suivre notre courrier dans l’année à venir. Le hic, c’est qu’il faut être domicilié au Canada pour avoir droit à sa boite et comme on n’a pas de boite, on ne peut pas avoir de boite…
- Le numéro d’assistance social au Service Canada, le forem devrait prendre des cours ici. convivialité et efficacité, le tout dans un bâtiment qui ne sent pas la misère.
Et puis la recherche d’un boulot ou d’un wwoofing pour la suite, le compte en banque à bien sentit passer les premiers jours outre-Atlantique, une vingtaine de coup de fil nous confirme que la saison des pommes est bien commencée et que tout le monde est complet. Deux coups de téléphone chez des woofers et voilà, nous passerons 2 semaines à Ormstown (à 10km de Sainte-Barbe). Nous pouvons désormais visiter la ville et faire nos achats de matériels…
Lu comme ça, les démarches ont l'air laborieuses ! Heureusement, vous gardez le moral.
RépondreSupprimerVivement la suite et les photos ;-)
Bon voyage.
Thierry