jeudi 21 juin 2012

Not just another photo show (Pas juste un simple montage photo)

Une dernière vidéo


Pour le lien annoncé dans la vidéo, cliquez-ici

Nous espérons que vous avez eu autant de plaisir à nous lire que nous à vivre ces histoires. A très bientôt vous revoir en notre plat pays!.

Régis et Sophie

PS: pour les dernières semaines, on vous racontera de vive voix ;-)  






mardi 29 mai 2012

Les maritimes


De l’eau a coulé sous les ponts depuis le dernier mot, et les bourgeons ont enfin éclos. Notre boucle Halifax-Cap Breton – Ile du prince Edouard commençait par un défi, faire  environ 2000km sans bus et sans exploser le budget.

Montréal-Halifax, se fera en train, le prix du billet est un peu plus élevé, mais le confort est au rendez-vous et on a bien le temps de profiter du paysage avec une vitesse moyenne de 50km/h.

Halifax comme la végétation environnante est encore sous l’effet du dégel, c’est le mois de mai, mais ici, ca ne veut pas encore dire qu’on peut sortir de chez soi. La ville est un peu décevante, leur fameuse citadelle fait figure de maquette en comparaison de ce qu’on trouve en Belgique et seul le musée maritime vaut le détour avec une section spéciale dédiée au sauvetage du Titanic et une autre sur l’histoire d’un bateau destiné à porter une aide humanitaire aux belges pendant la première guerre et qui finira en plus grande explosion humaine non-atomique de tout les temps.

La rencontre d’un couple australo-écossais nous fera écourter bien volontiers notre séjour à Halifax pour nous rendre directement au cap Breton en leur compagnie. Ils sont très sympas, mais apparemment il arrive que l’écossais ronfle à réveiller les morts.

L’auberge du cap Breton, nommé Bear on the Lake, a plus ou moins ouvert ses portes justes pour nous, on est arrivé 10 jours avant l’ouverture officielle de la saison, il fait un temps superbe, la vue est magnifique, mais l’auberge est au milieu de nulle part. Heureusement l’aubergiste en est bien conscient et se plie en quatre pour organiser nos activités.

Je commencerai tout seul par une randonnée de 4h. Une vraie rando canadienne, le paysage de carte postale et un balisage capable de perdre un indien dans son jardin. Je pourrai observer énormément de trace d’orignal et une trace d’ours, quand la forêt se met à trembler, une forme noire disparaît de ma vue, je ne saurai jamais ce que c’était, mais j’ai vu une grosse bête.

Quelques jours, plus tard nous louerons une voiture, mais la pluie s’en mêle et ca casse un peu l’ambiance. Le premier jour, on se contentera de rendre visite au musée Alexander Graham Bell à Baddeck, très chouette musée en fait. Le second jour, nous ferons la localement célèbre Cabbot trail, un des plus beaux road trip du monde. Le temps au brouillard nous gâchera un peu les paysages, mais la route vaut le détour. De nombreuses petites randonnées et point de vue, jalonne le parcours, ainsi que 2 apparemment grandes villes. La première, Cheticamp était pleine de vie, la seconde Ingendish totalement désertée. Pas de chance pour nous, à la vue de la première, on avait pensé dîner à la seconde. Enfin, quelques villages de pêcheurs, 2-3 phares et nous voilà de retour à l’auberge.

Le reste de notre séjour à l’auberge sera plus casanier, la météo ne se prêtant pas vraiment aux folies de plein air. Ca arrange bien le patron qui doit partir plusieurs jour retrouver sa dame à Halifax et nous embauche comme gardien pour la fin de semaine.

Le trip jusque Charlottetown commence par une navette qui nous déposera au ferry. Navette un brin dispendieuse pour le confort, 8 places et un tout petit coffre pour nos 2 sacs à dos, une poussette et les bagages du gros qui ronfle à l’arrière (on le soupçonne de faire semblant de dormir pour ne pas avoir à céder de la place).

S’en suit, la traversée en ferry, la politique de l’île est intéressante, c’est gratuit pour aller sur l’île, mais pas pour en sortir. L’arrivée sur l’île du prince Edouard étant à environ 40km de Charlottetown, on prospecte rapidement nos chances de faire du stop. Un bateau rempli de petits vieux en 4x4, 2 banquettes, on pensait que ce serait facile, mais le bateau s’est vidé entièrement en nous exposant les 1001 manières de nier un autostoppeur.

On va donc se placer un peu plus loin sur la route, juste à côté d’un stop, et chance le deuxième véhicule qui passe est d’accord de nous prendre. En guise de véhicule, c’est un 15tonnes qui fait le tour de l’île afin de livrer du poisson ici et là. Le chauffeur, un Terre-Neuve à l’accent impossible nous proposera rapidement de détourner sa route afin de nous déposer directement à Charlottetown, pour le remercier je l’aiderai à livrer son poisson.

Charlottetown est une ville très jolie et très paisible, le business le plus répandu est le cours de yoga et le homard. L’auberge est sympa et propice aux rencontres. La cuisine est le point centrale de l’auberge, un petit déjeuner sympa, un système de détection d’incendie tellement perfectionné que tout le staff de l’hôtel est sur le pied de guerre dès qu’un peu de fumée sort de la poêle, et une odeur perpétuelle de homard ramené du coin de la rue. C’est là, que pour rendre service, nous sous-louerons une voiture directement à l’auberge.

L’île est à l’image de Charlottetown, très jolie et très paisible, l’idéal pour sa retraite. Au niveau activité, peut-être un club de plongée (fermé) sur toute l’île. Mais plein de phares et de plages de cartes postales, je dois réveiller Sophie à chaque fois qu’il y a quelques choses à voir, la route la berce. A refaire, on prendrait peut-être le vélo, mais Sophie ne le sentait pas trop et le prix de location des vélos à l’auberge était un peu aberrant.

En attendant, une rumeur annonce la remise en service des bus locaux pour le 16 mai au matin, notre train réservé à l’avance quittant Moncton le 16 mai, nous décidons de tenter la jonction la veille au pouce. Il nous faudra 4h et 3 voitures pour arriver au pont qui quitte l’île, soit 50km sur 200. Au milieu des 4x4 et autres grands modèles, il faudra attendre une petite vieille dans sa cacahuète aux sièges rabattus pour nous prendre sur les premiers 40 km. Plus loin, un petit vieux décidera qu’on aura plus de chance 500m plus loin et nous fera donc gagner 500m. Finalement, un type hilare prendra le temps de nous déposer à la station de péage du pont. Le point paraît idéal pour faire du stop, Moncton étant à priori, une des premières villes de l’autre côté du pont. Il ne faudra toutefois pas attendre 5’ pour qu’un gentil monsieur de la police du pont nous fasse perdre 2km car il est interdit de faire du stop là où les voitures s’arrêtent.

Renseignement pris, la reprise des autobus pour le lendemain matin se confirme et en bonus le ticket est gratuit pour se faire pardonner. On se trouve un petit motel vite fait et on espère que ce bus existe vraiment.
A partir de là, tout se passera bien, une photo du bus confirme son existence, et Sophie passera même sur la chaine télé locale en tant que première utilisatrice francophone de ce bus (on était 7). Le train nous emmène d’une traite de 18h à Montréal où on trouve à notre arrivée un petit job de gardien d’auberge (vide) intérimaire.

En attendant, la raison première de notre passage à Montréal, et en fait de la plupart de nos passages récents à Montréal, ce sont les rendez-vous gynécologiques  durement acquis de Sophie. Et les résultats de l’échographie, sont les suivants :
-          Tout va très bien
-          Il/elle vient de Vancouver
-          Il/elle ne naitra probablement pas le 4 décembre comme prévu initialement, mais plutôt fin novembre (quoi que je croise encore les doigts pour ca)  
-          il/elle a au moins 9 orteils
-          la 3D à 3 mois, ce n’est pas une bonne idée

Et une autre bonne nouvelle, c’est que Sophie va bien et sort doucement de la période d’inconfort qui suit la mise en production du futur nourrisson.

Pour la suite, on a prévu de donner à Québec une nouvelle chance, avant d’aller voir les baleines, les ours et les castors à Tadoussac. Le tout ponctué d’un saut au musée du fjord de Chicoutimi.

samedi 28 avril 2012

En attendant le beau temps...


Nous voilà de retour à Montréal pour préparer la visite de la famille de Sophie. Pour se faciliter la tâche, on leur réserve un dortoir complet et pour les déplacements ce sera location de voiture. Tout cela régler, on peut profiter de l’auberge pour se reposer de notre marathon à travers le Canada.

L’auberge, « chez Jean » où l’on reste est une auberge comme on voudrait en voir plus, le tarif à la nuit est unique, mais la chambre est sur mesure : en couple, on reçoit une chambre pour deux, à quatre un dortoir, et si tu es tout seul et que c’est bondé, tu as droit à un matelas dans le couloir. Le petit déjeuner est compris mais il n’y a pas de planning. Tu peux le prendre à 11h et quitter les lieux à 17 si ca t’arranges. Et l’ambiance est vraiment très conviviale, petit bémol, malgré leur côté un peu hippie, ils sont très (trop) à cheval sur la propreté et le bruit de l’aspirateur résonne tout l’après-midi (surtout quand on a la chambre sous la centrale d’aspiration). Mais, on s’y sent vraiment bien, un peu moins à l’hôtel, un peu plus chez des amis.

Avec l’arrivée de la (belle) famille, c’est aussi les premiers visages connus autre que celui de Sophie/Régis qui nous arrachent de notre bulle à deux, mais ca fait quand même plaisir de se rapprocher un peu de la réalité pour quelques jours.

Au cours de leur séjour, on fera la visite de Montréal agrémentée d’un pass musée et métro à volonté qu’on a bien rentabilisé (McCord/MAC/Biodôme/musée des sciences/Biosphère/Musée des Beaux-Arts, j’en oublie ?). Le tout ponctué d’halte gourmande régulière, peut-être un peu trop fast food à cause du temps passer dans les musées, on remettra la palme du meilleur rapport qualité prix au Thaï du Boulevard St-Laurent, entrée/plat/boissons pour 7,5$ pp (en plus d’être très bon). Le plat national remportera également un grand succès, avec trois visites à « la banquise » pour se faire des poutines à toutes les sauces.

Petite anecdote en passant, quelqu’un a fait remarquer un jour que le Canada vivait dix ans dans le passé. Et en fait, c’est vrai, même si 10 ans est peut-être gentil avec la réalité. Au Canada, on peut encore acheter des VHS et des disques compacts, les magasins à la mode sont des friperies où la veste d’aviateur en cuir est le top de la mode et les gens dans la rue sont simplement habillés comme dans les films des années 90.

Leur passage se suivra par un road trip jusque Québec. Le road trip commence comme il se terminera deux jours plus tard, par une amende pour excès de vitesse totalement injustifiée et un solde de 220$ et 3 points de permis, plus que ce que je n’ai jamais eu en Belgique.

Arrivé à Québec, c’est comme un retour en hiver, on à eu l’impression de perdre 10° en 300km, même pas plein nord… La vieille ville c’est très chouette, mais chère. Et à part le vieux quartier et le port, les carolos du groupe trouvaient la ville plus moche que Charleroi (pas vraiment à redire là dessus). La dernière soirée dans « la capitale » se passera aux voutes Napoléon, un bar à chanson local d’ambiance assez sympa, dommage que l’attrait du pourboire donne pousse les serveurs(euses) à un comportement légèrement harcelant.

De retour à Montréal, on échange les frères et sœurs par les cousines de Sophie, les plans se font et se défont et finalement se serra un road trip (Montréal-Ottawa-Kingston-Toronto-Niagara Falls), encore un petit musée pour la route, le musée des civilisations d’Ottawa vaut franchement le détour, par contre Kingston moins. Le tout s’achèvera à Chinatown dans une auberge des plus approximatives, tout l’opposé dans tout les sens du terme  à chez Jean. Elle nous servira de base pour notre visite des chutes du Niagara.

Malgré l’idée qui circule, les chutes tant qu’à être dans la région valent la peine d’être vue. Et la ville de Niagara elle-même à un côté village kermesse assez amusant. Toutefois, une demi-journée suffit largement pour la visite.

A Toronto, Etant dans le quartier chinois, c’est un nouvel enchaînement de resto asiatique pas cher qui s’annonce. Mais finalement, ce sera le resto de trop, en voulant faire très local dans un resto où la viande pend en vitrine, on saturera d’un coup.

Vient finalement le départ des filles qui nous laisse à Toronto avant de visiter Québec et rentrer en Belgique. Nous, on restera malgré tout à Chinatown et on visitera tranquillement la ville. La tour CN de 530m de haut, qu’on regardera d’en bas vu le prix de l’ascenseur, autre bâtiment record battu par une ville de l’orient, le quartier universitaire très Brittish, Kensington market très hippie, et Toronto Island.

Toronto Island est un exemple flagrant du mois d’avril au Canada. Malgré qu’il fasse beau, ensoleillé et peu venteux sans être torride, l’île est pratiquement vide à cause « du temps ».  Toutes les attractions plein air du Canada sont fermées jusque mai. On peut comprendre que l’hiver a été clément cette année (même si la météo est dans les normales saisonnières), mais il faut admettre qu’ils y mettent énormément de mauvaises volontés. La légende du canadien qui n’a pas peur du froid est largement surfaite.

Enfin, nous revoila dans le bus pour Montréal, pour repasser quelques jour chez Jean avant de se lancer dans la boucle Halifax, Cap Breton, Ile du Prince Edouard…