samedi 7 janvier 2012

The Pas: Funny Fact et autres histoires


Une série d’anecdote sur notre passage à The Pas, parce qu’il y a eut du drôle aussi.

Sophie et Extra food.

Pour meubler son temps à The Pas, Sophie s’est donc engagée dans la grande distribution, rayon épicerie. Un petit job classique, faire l’état des lieux des stocks et réassortir les rayons. Apparemment, ca faisait longtemps qu’ils attendaient Sophie, certains produits étaient périmés depuis plus de 6 mois. Bref, définitivement rien de drôle, mais des résultats très positifs sur son anglais et son compte bancaire.

Le travail est également plein de rencontre, typique du Canada profond. Entre un collègue indien d’Inde multi-jobiste (en fait tout le département pharmacie était indien), Serge le superviseur serbe, Lolit la philippine, il y avait quand même des canadiens dans le staff du magasin. Et si en un mois et demi, j’ai fait la connaissance approximative de 2 garagistes et 3 mushers, Sophie en travaillant chez Extra-food était devenue connue du tout The Pas. Au restaurant, la serveuse lui demandait si elle se souvenait d’elle et un des garagistes en apprenant que j’étais belge m’a dit que sa femme travaillait avec Sophie, bref une star.

Il faut avouer que les gens se sentent chez Extra food comme chez eux, pour citer (approximativement) différentes publicités, c’est plus qu’un endroit ou trouver de la bonne bouffe (écrit bouffe dans le texte), c’est un endroit où les voisins se rencontres… Enfin, c’est carrément le frigo pour la fringale de minuit, les gens se promènent là dedans en pyjama.

Enfin, si la célèbre hospitalité canadienne n’a pas toujours été au rendez-vous depuis le début de notre voyage, le jour où on a décidé de partir de chez Oggie, Sophie est revenue du travail avec deux propositions de gîte de rechange et des invitations pour le café ou le souper pour meubler nos journées hors de l’antre du loup.

Régis et les chiens.

Période Quad

A cette période, une poignée de chien était attachée au quad avant d’y être attelé, c’est à cette occasion qu’un des chiens s’est amusé à retirer la clé du contact avant de démarrer. Le temps de s’en rendre compte, on était déjà parti de quelques centaines de mètres, ce qui a valu à Oggie une belle course. C’était bien sûr avant que les chiens ne cassent l’embrayage puis les freins du Quad qui finira au garage (ben tiens ;-) )

Période Double Traineau (Deux traineaux attachés à la queue leu leu)

Première expérience en traineau et une grosse dizaine de chien pour tirer, Oggie m’explique bien que ce n’est pas grave de tomber, ca arrive tout le temps quand on est débutant. Il tombera trois fois ce jour là et moi pas. Enfin, une fois, mais c’était dans un endroit suffisamment compliqué pour que j’ai le temps de remonter sur le traineau avant que Oggie ne se rende compte de quelque chose.

Pour s’assurer que les chiens ne partent pas tout seul quand on veut arrêter le traineau, nous sommes équipés d’ancre à neige. Il est très important de vérifier la manière dont est plantée son ancre avant de s’éloigner du traineau. J’ai découvert cela le premier jour, Oggie était s’était éloigné de son traineau pour corriger le choix de direction des chiens quand ceux-ci ont fait sauter toutes les attaches, je me retrouve donc tracter par une dizaine de chiens énervés par un autre traineau de passage, tout seul à devoir comprendre tout seul comment arrêter cet attelage sans tomber, au risque de rentrer tout les deux à pieds et espérer retrouver les chiens près du camion. Comme il ne faut pas espérer que les chiens écoutent un quelquonque ordre, il faudra déterminer quels gadgets du traineau utilisés dans quel ordre permettent de rendre la tâche tellement pénible aux chiens qu’ils comprendront qu’il faut s’arrêter. Ca ne me prendra qu’une cinquantaine de mètre,  mais on est passé de peu à côté d’une promenade de 6 miles à pied.

Le plus dur en traineau, c’est de fait les tournants. Je développerai rapidement une parade que me permettent la vélocité de mes jambes : si je me rapproche trop de me casser la gueule, je saute et je cours, technique rare toutefois mentionnée dans les livres sur le sujet. En gros, je me débrouille rapidement pas mal, mais des problèmes de manœuvrabilités font que Oggie veut tester mon traineau, il passe donc lui derrière et moi devant. Quelques dizaines de mètres plus tard, trouvant que l’attelage avait l’air de se trainer, je me retourne pour découvrir Oggie retenu à son traineau je ne sais comment, en train d’être trainer sur le ventre. Il venait de tomber et se fêler sa fameuse côte en pleine ligne droite.

Période chacun son attelage

Le premier jour ne fut pas facile, au premier attelage, je ferai une chute et me retrouverai dans une position finalement classique, le traineau couché et moi qui le retiens avec l’énergie du désespoir, mais heureusement une technique de récupération déjà très au point, j’arrive à redresser le traineau avec moi dessus et tout va bien.

Le deuxième passage aurait pus se passer mieux, si Oggie ne m’avait pas interpellé à un moment. Désorienté par les aboiements des chiens et tentant de comprendre ce qu’il me crie, je m’éloigne du traineau. Erreur fatale, les chiens dégagent l’ancre et malgré un sprint désespéré, je ne les rattraperai jamais. Mais c’est l’occasion de découvrir la position « deux sur un traineau ». Et les chiens certainement très contents de m’attendre au pied du camion.

Une autre situation ou l’ancre à sauté, c’était avant le départ. J’étais près de mes chiens de tête quand tout le reste de l’attelage démarre. Mais apparemment, encore le bon réflexe, je retiens mes chiens de tête et finalement, si mes 6 chiens me sont passé dessus et on fait un énorme sac de nœud, ils sont encore tous là et il faudra simplement un peu de patience avant de recommencer. Cet apprentissage aura du bon, un autre jour, alors que Oggie est supposé être derrière moi pour un exercice de dépassement, je vois surgir sur la piste ses 10 chiens et son traineau vide. J’arrête donc mon traineau pour aller à la rencontre de ses chiens et effectuer le même exercice, mais avec 9 chiens qui se ruent vers moi pour me faire des câlins, et un dixième qui pette de trouille dans la direction opposée (vous vous rappelez, Psycho). Pour la petite histoire, on étrennait une nouvelle piste ce jour là, et le point de demi-tour était particulièrement délicat. C’est donc après m’avoir longuement expliqué ce qu’il fallait faire et ne pas faire, qu’il a fait exactement ce qu’il ne fallait pas faire, avec pour résultat perte du traineau…

Le jour le plus long

Ce jour là, pour mon premier (et seul) jour à 8 chiens, dès le départ, tout va mal, Oggie avant de partir a bien fait peur à tout les chiens et me laisse seul pour partir second, normal. Sauf que mes chiens de têtes apeurés ne partent pas, mais les autres si. Résultat, un gros sac de nœud, un harnais mangé et quelque dégât sur la ligne. Il me faudra 20 bonnes minutes de transpiration avant de pouvoir finalement partir.

Après 3 miles, la piste dispose d’une boucle permettant de faire demi-tour (ainsi qu’à 5, 6, 7.5…), et aujourd’hui les chiens ils ne veulent que celle là, et ils l’auront… presque ! Après 3 tentatives pour les remettre sur la bonne voie,  faire tomber le traineau et casser le guidon (très pratique), s’être enfui 500m sans moi avant que l’ancre ne reprenne miraculeusement, j’arriverai à remonter sur mon traineau et à les faire aller tout droit, luttant avec mon guidon cassé.

La deuxième sortie de la journée se passe mieux, j’arrive au point de demi-tour (7.5 miles) sans problème, quand la ligne casse. Mes chiens de têtes ne tiennent plus que par un petit lien fragile attaché au cou des chiens de pointes, ceux-ci étant donc écartelé entre les chiens de têtes et le reste de l’attelage. Mais comme ce lien est très fragile pour la sécurité des chiens, il peut casser très facilement. C’est avec une réparation à la McGyver que je rentrerai au terrain en priant pour que le tout tienne.

La course

Malgré notre départ précipité, pour me remercier de mes services, Oggie m’emmènera à Preeceville pour une course de début de saison (10 miles), course organisée par Kevin Cook, champion du monde, et à laquelle participeront 3 autres membres de la famille, et 2 autres équipes d’une famille de la région, donc avec nous, huit en tout.

La température ne sera pas un problème ce jour là, environ 0°. Pour ce qui est de la neige, c’est très limite, les organisateurs ont principalement profité que le vent souffle la neige dans le ravin qui longe la route, ce qui offre malgré tout une piste de qualité.

Je commence très mal positionné sur la piste de départ, à l’extrême droite, alors qu’après 50m, la piste se réduit à l’extrême gauche. Mais je ferai, pour moi, un très bon départ et me placerait finalement quatrième quand la situation commence à s’éclaircir.

Rapidement, je passerai même troisième, l’équipage qui me précède à voulu passer de part et d’autre d’un arbre situé trop près de la piste, ca ne pardonne pas et c’est très amusant à voir, un peu comme un accident de course version « star wars / la menace fantôme ». Heureusement pour moi, Oggie m’a confié des chiens expérimentés et ils passeront à côté sans broncher.

Mes chiens sont même un peu trop expérimenté et ils ont couru la veille, la décision de participer n’ayant été prise que la veille au soir, les chiens n’ont pas eu les jours de pauses nécessaires ni la préparation nécessaire pour faire bonne figure dans cette course. L’effet de départ passé, je me fais donc rapidement dépassé par 2 équipages, puis par Oggie. La corde de mes leaders n’est plus tendues, je traine donc du pied pour ralentir un peu la cadence et ne pas tuer mes chiens.

Arriver un peu avant la boucle, je repasse Oggie, ses chiens ont fait des nœuds. Arrivé à la boucle de mi parcours ca devient sport, je ne vois pas venir le début de la boucle, mais les chiens si, heureusement qu’on a répété la figure classique « tout le bazar se retrouve par terre et puis tout se redresse comme par magie », seulement c’est à ce moment là que les chiens ont perdu la piste aussi, ils savent bien qu’elle est de l’autre côté du champ, mais au lieu de passé par la piste « damée », ils se lancent dans un 100m cross country. Finalement, il y a quand même pas mal de neige dans la région et pour ne pas achever les chiens, je courre avec eux, c’est plus sympa. J’apprendrai plus tard que mes chiens ont ainsi ouvert une nouvelle voie pour certains participants derrière moi, dont Oggie et le fait de courir m’aura permit de maintenir mon avance quelques secondes de plus.

La partie chaude passée, je vois que mes chiens ont de nouveau énormément de mal à avancer, le quatrième est hors de vue depuis longtemps, je traine donc à nouveau le pied en espérant économiser un minimum mes chiens.

A la moitié du retour, Oggie me rejoint et me passe une nouvelle fois. Je profite de son vent, les chiens ca aiment courir après les chiens. Je reste donc à sa portée et quand un nouveau problème technique survient dans son attelage peu avant l’arrivée, ca me permet de lui reprendre une place. Une excellente place attendu que mes chiens étaient crevés après un quart de course. Heureusement pour moi, leurs expériences ont permis d’éviter tous les problèmes qui finalement m’ont permis d’être 5ème.

http://mamowwetak.homestead.com/preecevillewarmup2011.html

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