dimanche 26 février 2012

High Level: Les photos de dehors...

... parce qu'on est quand même sorti promener.



N'oubliez pas de cliquez sur la photo.

jeudi 9 février 2012

Yellowknife

En parlant de pauvre communication en matière de calendrier, ce n’est pas toujours négatif. C’est ainsi qu’après deux semaines de séjour à High Level, Rick nous demande de faire le ménage dans les maisons en ville pour la deuxième fois de la semaine car demain on part à Yellowknife. On ne prévoit actuellement pas de neige sur High Level et la fréquentation du B&B est inexistante.

En plus de nous faire voir du pays, cette visite de Yellowknife devrait nous permettre de remplir l’objectif n°1 de notre séjour à High Level : les aurores boréales. Malgré une situation privilégiée et une vérification régulière du ciel, nous n’avons pas encore eut l’occasion d’observer ce phénomène.  Et de fait, lors de notre étape à Hay River, nous pouvons observer, sans y passer la nuit, notre première petite aurore boréale, suffisamment importante pour qu’on puisse l’identifier comme tel, elle possède très peu des qualités qui en font les premières pages des livres d’images.

Ce qui est par contre terrifiant dans la région, c’est l’électricité statique. Pas question de se lâcher la main sous peine de choc au prochain contact sans parler du risque d’être aveugler par l’éclair associé à ce coup de foudre sans cesse renouvelé, les couvertures en polar font systématiquement un bruit de papier bulle passé au bulldozer, sans parler de nos coiffures plus « aériennes » que d’habitude.

Après une nuit à Hay River, nous prenons le long chemin de Yellowknife.  A hauteur de Fort Providence, un pont de glace prend la relève sur le ferry pour faire circuler les véhicules léger. Les services locaux travaillent à rendre la route suffisamment épaisse pour  laisser passer les camions de plus grand calibre. Plus loin sur la route, on traversera une réserve de bisons qui heureusement resteront sur le bord de la route pour nous regarder passer paisiblement.

Le premier site de Yellowknife est sont aéroport, le plus actif du Canada en terme d’avions. Pas de long courrier, mais étant situé à plus de 10h de route de la première grande ville et étant le point de ravitaillement de tout les petits postes réparti dans les territoires, ce n’est pas vraiment étonnant. En plus de cela, cet aéroport est l’hôte de la compagnie Buffallo et de son célèbre show TV – Ice Pilots

Pendant notre séjour à Yellowknife, nous dormirons chez leur fille qui peuple l’appartement mis à la disposition de Jane par le gouvernement local pour ses visites à Yellowknife. Nous visiterons entre autre le bâtiment législatif, le traditionnel centre d’information touristique, quelques galeries d’art locaux, et sillonnerons la région afin de profiter des nombreuses anecdotes fournies par Rick sur les mines d’or et de diamant ou encore une autre route de glace qui mène à une communauté de natif. La roue de glace était particulièrement impressionnante, de par les variations d’épaisseur causée par d’ancienne cassure que l’on pouvait observer  facilement grâce à la transparence de la glace mais également par les mouvements de la neige provoqués par un vent suffisamment fort que pour nous pousser.

La ville de Yellowknife passera dans nos villes préférées du Canada. Peut-être que le prix exorbitant des terrains n’autorise que des personnes ayant les moyens de construire autre choses qu’une cabine aide à ce constat. Mais la conservation de bâtiment en rondin de bois, la présence imposante du lac gelé, de ses boats houses et de sa piste de décollage, un panel de couleur plus varié et plus vif, l’intégration d’un relief plus rocailleux (certain bâtiments intègrent les rochers dans leur construction) et l’atmosphère locale qui participe à cette impression.

Si la météo devait être clémente à High Level, ici la température ressentie tourne autour des -40°C, il est temps de m’acheter un bonnet. Et c’est en allant se réchauffer autour d’un café au dancing moose que nous flashons sur notre premier souvenir pour la maison : une paire de lunette d’eskimo taillé dans du caribou.

Le temps est froid et venteux, mais hélas enneigé et nuageux ce qui est peu propice à l’observation des aurores boréales. C’est donc toujours plus ou moins bredouille que nous reprendrons le chemin de High Level avec comme petit lot de consolation, l’observation d’un loup perdu à la sortie de la ville.

L’étape de Hay River se révèlera finalement plus généreuse et c’est tout les deux sur les bords du lac que nous pouvons observer une vraie grande aurore boréale. Une énorme courbe verte déchire le ciel et évoluera lentement au cours du temps. Le ciel est réellement impressionnant mais le phénomène est tellement particulier qu’il en est indescriptible. Toutefois, il faut lutter contre le froid pour profiter du spectacle et après quelques temps, nous nous réfugierons chez les enfants de Rick et Jane pour nous réchauffer entre deux sorties d’observations. Ils possèdent une énorme baie vitrée orientée vers le lac, mais aujourd’hui ce ne sera pas un point d’observation idéal. (L’appareil photo ne dispose apparemment pas d’option nocturne d’où l’absence de photo).

C’est donc comblé que nous irons nous coucher cette nuit là…

jeudi 2 février 2012

Discovering High Level

C’est donc juste avant la nouvelle année que nous embarquons pour La ville de High Level vers 7h dans la voiture de ce vieux couple en visite à Edmonton. Après 7h de route, nous arrivons dans leur ranch, une magnifique demeure dominant le ranch, sert d’hôtel et d’endroit de retraite, le domaine possède également en plus des installations nécessaires au fonctionnement du ranch et de son troupeau de 200 têtes un luxueux Bed and Breakfast et 2 spacieuses cabines.

L’une de ces cabines de plus de 100m² nous servira de demeure pour les semaines à venir. Cuisine tout équipée, TV satellite, confortable salon, salle de bain, salle de douche, toilettes séparées, lit King size. Bref, un rêve éveillé avec la petite musique du bonheur parfait en toile de fond. Et comme dans tout film qui se respecte, l’aiguille du tourne disque saute et scratche la musique le lendemain matin, vers 5h du matin quand le téléphone sonne pour me demander de me préparer en vitesse. Ce ne sera qu’une fois arrivé sur le parking du supermarché que j’apprends qu’il faut déneigé les trottoirs…

Pendant 2h de pelle à neige, les spéculations vont bon train, Rick serait-il une espèce de Forrest Gump dont l’occupation est de déneigé la ville? Rien qu’à High Level, en plus du ranch, ils possèdent 16 maisons en ville et des terrains qui couvrent une superficie équivalente à la moitié de la ville. Cette activité impromptue est que pour entretenir toute ces propriétés, ils ont achetés des machines relativement couteuse et un contrat de déneigement du parking leur permet de rentabiliser cet investissement. Après le déjeuner, il faudra encore déneiger les allées des 16 maisons, les chemins du ranch et du B&B et plus si affinités. Ce traitement sera systématique dès que la météo l’imposera.

Heureusement, il ne neige pas tout les jours le reste du temps est principalement destiné aux maisons en ville. Une fois par semaine, Sophie est chargée de faire le nettoyage dans trois d’entre elle, tandis que les maisons inoccupées profitent des talents acquis l’année dernière dans la rénovation de notre appartement.

La lutte pour l’égalité des sexes n’est pas encore arrivée jusqu’ici, et honnêtement, je ne suis pas sûr qu’elles ratent quelques choses. Il est très mal vu que Sophie approche une pelle à neige ou participe à un labeur physique, par contre elle a la priorité aux fourneaux et au ménage. En échange, il est tout à fait convenable que je participe aux ménages des maisons et pratiquement sous entendus que donner un coup de main à la vaisselle est le bienvenu. Tout ca n’empêche pas Jane, notre hôtesse, d’être membre du parlement des territoires du Nord Ouest (même si elle est la seule femme sur 19 élus).

Rick et Jane sont nos hôtes du moment, Rick est un ingénieur mécanicien retraité et gère le quotidien de toute ces activités à High Level. Jane, quand elle ne siège pas au gouvernement de Yellowknife,  passe la majorité de son temps à Hay River, une ville situé un peu plus au nord (300km) où ils possèdent également des appartements, 2 Bed and Breakfasts, un restaurant et diverses activités immobilières. C’est une manière assez particulière de vivre ensemble, bien que catholique très pratiquant, ils se voient en moyenne un week-end sur deux et habitent régulièrement leurs immeubles de fonction. Ils ont réussis à avoir 3 enfants dont un seul est lié aux activités immobilières de Hay River, leur autre fils ayant migré vers Edmonton, et leur fille vivant de manière autonome depuis l’âge de 16 ans à Yellowknife.

L’étendue de leur propriété ne laisse pas de doutes concernant la bien portance de leur porte monnaie, toutefois leur mode de fonctionnement est loin d’être convainquant. Rick est plus ou moins incapable de planifier un évènement plus de 2h à l’avance ou même de le communiquer dix minutes avant, ce qui nous fait poireauter à la cabine pendant parfois des heures avant de finalement embarqué pour notre prochaine mission toujours inconnue. Sophie à d’autant plus le loisir d’attendre que Rick a tendance à me demander de passer pour dix minutes qui se transforment trop souvent en deux heures. D’autres points tels que la manière d’acheter le matériel, la manière d’expliquer les nouvelles tâches ou une légère obsession de la pelle à neige rende souvent le travail plus pénible qu’il ne l’est en réalité. Jane quand à elle a tendance à acheter en seconde mains et en gros, il y a quelque part sur la propriété un entrepôt remplis de meuble et de machines à café de seconde main en quantité suffisante pour meubler une cinquantaine de nouvelle chambre d’hôtel.

Heureusement, sur un plan humain, ce sont des gens très chouette, ouvert à la conversation et aux échanges, soucieux de notre confort et désireux de nous faire découvrir leur région et leur travail.