Le dernier jour de notre wwooffing a Ormstown arrivé, on saute dans le premier bus pour Montreal, partagé entre le sentiment de laisser ce couple dans les em… et l’envie de foutre le camp.
Notre passage a Montréal sera très bref, à peine descendu du bus, on va chercher notre carte d’abonnement social, nous pouvons avoir bonne conscience de revenir d’Ormstown si tôt. Et on se pose chez ce bon vieux Jean (mais pas de van pour cette fois), l’objectif unique de ces 2 jours : trouver un restaurant pour nos 3 ans et y aller. C’est très délicat de trouver un restaurant dans un budget défini, outre les taxes et les pourboires, il apparait qu’un simple accompagnement peut signifier un supplément qui sera à son tour taxé et tippé. Enfin, notre choix se porte finalement sur un vietnamien, dont la cuisine s’avèrera plus légère que ce qu’on a coutume de rencontrer en Belgique. Le vin, un bon petit blanc australien acheté par nos soins chez le dépanneur du coin. Bref, bon choix.
Le Samedi arrivé, 1 métro et 2 fois 2 heures de bus plus loin, nous arrivons à Saint-Jovite/ Mont-tremblant, on vient de passer l’automne en accéléré : à Ormstown, les arbres commençait à changer de couleurs, et à Saint-Jovite, le festival des couleurs se terminent et la rougeur des forêts se teinte déjà d’un brun naissant.
Améthyst, vient nous chercher à l’église et nous mène à la ferme de l’Amitient, une ferme communautaire socio-thérapeutique qui accueille en internat différents types de personnes handicapées, principalement des autistes. La famille qui nous accueille reçoit également trois jeunes stagiaires allemandes qui occupent le sous-sol de la ferme, nous occuperons donc un petit appartement situés au dessus du garage (ben tiens), ce sera spacieux et chauffés, mais toutes les commodités sont dans le bâtiment principal à une trentaine de mètre.
Rapidement, nous sommes rassurés sur cette adresse de wwooffing, c’est un vrai lieu d’échange, où nous partageons étroitement les repas et la vie de la communauté. C’est donc le plus naturellement du que nous participerons à Thanksgiving, aux excursions des « amis », aux réunions communautaires…
Pour ce qui est du travail, c’est plus coulant aussi, David et Amethyst nous lancent des pistes pour nous occuper et nous choisissons. Finalement en deux semaines, nous préparerons, à la force de nos bras, les plates bandes d’un grand jardin et le sol de la serre, quelques aménagements au poulailler et un support dans leur tendance à déplacer des choses d’une place à l’autre tout les jours. Sophie donnera également un coup de main à la cuisine et aux soins des amis. Mais nous ne réaliserons pas la rocaille étagée destinée à agrémenté le chemin d’accueil, ni le système de hallage destinés à rallier un cabane à sucre, très jolie soit dit en passant, localisée 500m dans la forêt (mais je crois qu’une mule leur coutera moins de soucis).
Ici, nous avons droit à 2 jours de congé par semaine, mais comme il n’y a pas internet à la ferme, nous les consommons pratiquement tous en expéditions à bicyclettes, jusqu’à la ville, pour profiter de la connexion de la bibliothèque local, afin de garder le contact et préparer la suite de notre voyage. Quand finalement, nous prendrons un jour de congé pour aller faire la promenade en vélo jusqu’au lac Mercier et la station de Mont tremblant, nous reviendrons trempés jusqu’aux os, louant la ville pour son service de bus munis d’un porte vélo, mais un petit effort faisant passer ce bus devant la ferme nous aurait évité un autre 10km de vélo sous la pluie.
Malgré le faible taux de connexion à la toile internet, nous trouverons rapidement une opportunité pour la suite immédiate de notre voyage. Et c’est cette fois-ci presque contrecœur que nous quittons la communauté après seulement deux semaines sur les trois prévues, mais la suite en vaut la peine donc direction Winnipeg et ses quarante heures de car...
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